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Ici, à la bibliothèque d'Emile faite de textes terminés ou considérés provisoirement comme tels et consultables, de textes en cours d’écriture, d'écrits pour le théâtre, la radio ou la télévision, d'un bloc-notes dit aussi chroniques, viennent s'ajouter des contributions et publications psychothérapiques et psychanalytiques.

D'aucuns diraient sérieuses ?

© Michel Small in Fleurs de méninge 1961

Articles -  Ecoutez voir ! (ou l'image sonore)

Études psychothérapiques - Avril 1994


- Drôle d'idée ! De par ma chandelle verte, pourquoi faudrait-il que j'écoute pour voir?!
- Ne vous emballez pas, Père Ubu. Retenez votre cheval à phynance, nous allons nous expliquer.

La machine à écouter

En 1877, Thomas Edison inventait le phonographe, alors que Charles Cros venait de déposer à l'Académie des Sciences un pli décrivant, sous le nom de paléophone, un appareil fort semblable au phonographe. Or, plus d'un siècle après son invention, la reproduction sonore, malgré les marchés considérables qu'elle représente, n'a pas encore persuadé son monde. Le sens profond de cette découverte a été masqué par certaines autres plus clinquantes mais considérablement moins importantes au fond. Cela tient au fait que le son est, dans notre culture, un grand méconnu. Bien que l'on distingue dans les phénomènes sonores produits par l'homme : bruit ; musique et langage - ce dernier étant justement le propre de l'homme, avec le rire, dit-on - on continue à pratiquer l'amalgame, comme si tout cela n'était qu'affaire de bande passante et de courbe de réponse.

Tu causes, tu causes, disait Zazie…


- Elle disait aussi autre chose!
- Je vous reconnais bien là, Père Ubu.

Il est remarquable que l'on se préoccupe de ce qui fabrique le son, de ce qui conserve le son, de ce qui transporte le son, de ce qui restitue le son. On parle d'émetteur, de canal, de récepteur. Le son, cela s'achète, cela se vend, cela s'évalue en chiffres d'affaire. Mais s'intéresse-t-on au véritable destinataire, en fin de compte ?


- Le son est fait pour les oneilles et les oneilles pour le son, autant que pour l'enfoncement de petits bouts de bois.
- Si c'est seulement de l'oreille que vous voulez parler, Père Ubu, alors on peut, comme le dictionnaire, poser que le son est l'effet de vibrations mécaniques des corps solides, liquides et gazeux, que l'arrêt des vibrations provoque l'arrêt du son, que pour parcourir une distance connue le son met un temps fini et mesurable, que la vitesse du son dans un milieu matériel est une constante qui caractérise ce milieu dans un état donné, que dans les conditions habituelles la vitesse du son dans l'air est d'environ 340 m/s. Vous voilà bien renseignés ! …
- J'ajouterai, cornegidouille, que le son se manifeste par une sensation physiologique dite sonore et qu'il est perçu par les oneilles !
- Vous voilà devenu le fils naturel de Jacques de la Palice, Père Ubu.
- A la trappe les contradicteurs ! Le pavillon de l'oneille canalise le son qui s'en va, par le conduit auditif, faire vibrer le tympan. Alors le marteau frappe l'enclume qui entraîne l'étrier qui passe par la fenêtre ovale. Et le liquide du labyrinthe fait suivre jusqu'aux cellules ciliées de l'organe de Corti relié au cerveau par le nerf cochléaire…

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