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Ici, à la bibliothèque d'Emile faite de textes terminés ou considérés provisoirement comme tels et consultables, de textes en cours d’écriture, d'écrits pour le théâtre, la radio ou la télévision, d'un bloc-notes dit aussi chroniques, viennent s'ajouter des contributions et publications psychothérapiques et psychanalytiques.

D'aucuns diraient sérieuses ?

Romain Motier - Traité de l’intolérance 1948
EN - Père, frère, fils, époux ? 2001

Articles -  I.A.E.P.

Études psychothérapiques - Septembre 1991

Ismène, Antigone, Etéocle, Polynice et les autres

Ça remonte à loin.

Ça a commencé presque au commencement. Rappelez-vous Abel et Caïn, déjà. Ça pouvait difficilement commencer plus tôt.

Faisons l'économie d'un débat sur une question fallacieuse, notons-la juste pour mémoire : si la reproduction humaine a commencé avec Adam et Eve et que leur descendance fut exclusivement mâle, avec qui la dite descendance mâle a-t-elle pu concevoir sa propre descendance ? Ça remonte donc encore un peu plus loin. Et si jamais Caïn avait déjà tué son frère avant de… nous descendrions tous de Caïn. En ce cas, la recherche et la revendication des racines, quasi obsessionnelles, à quoi nous assistons beaucoup de nos jours, ne seraient pas à proprement parler une pure manifestation d'intelligence. De toute façon, c'était écrit, sans inceste, descendant ou collatéral, point d'humanité. Peut-être faudra-t-il y revenir.

Vous souhaitez changer de références culturelles ? Bien. Prenez les Atrides : Atrée et Thyeste… mais déjà Cronos, ce que Zeus et sa fratrie - avec la complicité de maman - lui ont fait, je ne vous dis pas (pour parler à la mode). Il est vrai que lui-même n'avait pas attendu de modèle pour "croquer le marmot". Bref, commençons par le commencement. Lisez la Théogonie d'Hésiode. C'est d'un compliqué !

"Donc, avant tout, fut Abîme; puis Terre aux larges flancs, assise sûre à jamais offerte à tous les vivants, et Amour, le plus beau parmi les dieux immortels, celui qui rompt les membres et qui, dans la poitrine de tout dieu comme de tout homme, dompte le cœur et le sage vouloir.
D'Abîme naquirent Erèbe et la noire Nuit. Et de Nuit, à son tour, sortirent Ether et Lumière du Jour. Terre, elle, d'abord enfanta un être égal à elle-même, capable de la couvrir tout entière, Ciel Etoilé, qui devait…"

Plus vous avancez moins c'est simple et si vous consultez les exégètes, alors vous passez du compliqué au compliquissime : plusieurs versions, dérivées complémentaires ou contradictoires ou les deux à la fois. Au fond, la famille, ça n'a jamais été simple.

Un œdipe du stade oral

Quelques grands thèmes, simplement pour essayer de comprendre : Ouranos et Gaïa sont enfants de Nuit, elle-même fille de Chaos (Abîme), dans d'autres versions, comme chez Hésiode, Gaïa, toujours fille de Chaos, engendre elle-même Ouranos qui la "couvre entièrement".
Donc frère et soeur ou fils et époux (déjà !).
Cronos, le plus jeune fils d'Ouranos, à cause de la fécondité désordonnée de ce dernier, aide sa mère à tirer vengeance de son père - ô primordiale et initiatique castration ! - par émasculation. Ouranos couvrait tant et si bien et sans cesse Gaïa qu'aucun enfant ne pouvait s'extraire du ventre de sa mère. Image désagréable s'il en est, n'est-ce pas, que ce ventre qui produit, produit et ne peut rien laisser sortir ! On finirait anorexique à moins.

Cronos épousera sa soeur Rhéa (encore déjà !) et dévorera ses enfants...

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