Voir aussi l'Emilius Ankylosaurus
LES ARCHIVES : LES PICOTINS - LES TRÈS DRÔLATIQUES HEURES
'âne Rouge se nourrit aussi de libres propos en tous genres dont il se délecte, ce sont ses Picotins préférés.
Cette fois, c'en est vraiment trop. Voilà encore un nouveau parchemin électronique, prétendument issu des rives de la Cyber Morte, découvert par ce même archéologue discret dans la grotte insoupçonnée du WEB, qui vient d'échouer dans notre boîte.
Il n'y a plus aucun doute sur la falsification ou le canular : les ressemblances avec des événements récents n'y transpirent plus, ils s'y installent. Ces anachronismes et le style même ne peuvent tromper que les ignorants sur les origines de notre culture. À moins qu'ils ne soient là volontairement que pour provocations.
Nous vous en faisons juge.
Si quelqu'un d'entre vous peut débusquer le ou les manipulateurs (trices) qu'il nous le fasse savoir : on affichera. C'est dans ce but, et dans ce but seulement que nous le mettons en ligne ici.
Encore une fois, il va de soi que ce qui suit n'engage que la responsabilité de son auteur, tout anonyme et malveillant qu'il puisse être.

L'Âne Rouge

Les Très Drolatiques Heures de la Dispute sur guerre et paix, les recrudescentes menaces du Grand Enturbanné et les agressivités de la Grande Bouche
ù l'on vit le vieux monde serpillière relever la tête tandis que Tony lèche-cul, José Maria Noire, Sylvio télé et les autres accouraient au secours de la Grande Bouche malgré les mises en garde de Saint Jipi II et que la Chiraquie raffarinée et la Teutonie démocrate les mâchoires sérrées tenaient la dragée haute

Et où l'on verra en épilogue une tiers fin de monde après que la Grande Bouche, Arie, Wlad, Tony, José, Sylvio et les autres eurent réussi leur hystérique éradication sans le moindre souci de collatéraux et ainsi rendu la planète encore plus inhabitable et cependant raté une fois encore leur Médiévale Croisade

n ce temps-là, la guerre du Gruyère n'était toujours pas terminée, par-delà les conflits qui éclataient ou mijotaient un peu partout, sur terre, sur et sous mer et en l'air, la Grande Bouche, frustrée d'avoir raté le Grand Enturbanné, en préparait déjà plusieurs autres, dont une pour liquider un prétendu nid terroriste non enturbanné mais fortement empétrolé et fomentateur, selon la rumeur, d'horribles armes au râpé nucléaire et chimique non bio.

Auparavant une guerre, souterraine depuis longtemps, concoctée par la fauconnerie pentagonale, éclata vengeresse contre les abatteurs de tours, les écraseurs de pentagones, fomentateurs d'axes du mal, dissimulés dans des grottes indétectables de la désertique contrée.

Un premier assaut avait désenlingé les femmes et mis au pouvoir une démograbgie élitiste et clanique. Il faut dire que cette région n'avait pas de gruyère à exploiter, elle ne présentait donc pas grand intérêt.

Le Grand Enturbanné, d'un lieu ignoré, proférait toujours ses menaces de temps à autre sur les grandes oreilles satellitaires, sans que l'on puisse savoir si c'était du live ou de l'enregistré. Mais la nature des propos laissait entendre qu'il était encore bien vivant.
Le Mollard Homard, lui, s'était séparé de ce Grand Enturbanné, avec la ferme intention de ré envelopper les femmes et de re talibaniser la contrée.

C'est alors que la Grande Bouche, de rage, se découvrit ce nouvel ennemi, fortement empétrolé, possesseur de nombreux puits de gruyère, caparaçonné de destruction massive, axe du mal à lui tout seul. Tête de jeu de massacre de Foire du Trône, grand béret noir, nez topinambour, grosse moustache, il avait tellement de sosies, multiplication infinie de Dupont Dupond, qu'on ne le pouvait situer.

La Grande Bouche manifesta son intention de tout exterminer afin de ne pas perdre la face et d'être certain que celui-là au moins n'en réchapperait pas. Il pondit une motion de guerre au Grand Conseil de l'Union Planétaire Organisation.

La Chiraquie raffarinée, la Teutonie libérale et Saint Jipi II protestèrent, ainsi que la Wallonie flamande. L'Empire du milieu sembla se rallier, tout en continuant à poser des tuiles meurtrières sur le Toit du Monde. Wlad aussi s'associa à la protestation, tandis que Putrine continuait à chiéchiéner tranquille dans son coin.

Le prurit psychosomatique de la Grande Bouche prit des proportions catastrophiques. Elle trépigna, jurant qu'elle ferait tout toute seule, décision fut prise de passer par dessus la tête du Grand Conseil de l'UPO. Tony béni-oui-oui, José Mariatador, Sylvio les casseroles, Arie la panse expansive, et quelques autres applaudirent, alors que la rue planétaire déferlait par millions aux cris de "No vraoum tchac !", "Pas de blood dans le gruyère !".

Rien n'y fit. Le sphincter se relâcha brusquement et la flatulence nauséabonde de la Grande Bouche, si longtemps réprimée, explosa et écrasa palais de République et Impérial, d'un coup, sans oublier quelques collatéraux. À la différence du musée, le ministère du Gruyère, lui, fut scrupuleusement respecté pendant l'assaut. Arie, la panse enflant encore, applaudit, se réjouissant au nom du parti du Gruyère Fondemmenthal.

Les valeureux combattants de la coalition avançaient, avançaient. C'est alors que les prières enturbannées firent lever un grand vent de sables du désert. La Grande Bouche s'enlisa un moment, comme dans un Pourris - Drakkar du Gruyère empétrolé, semé de quelques embûches explosives.

Mais il en fallait plus pour endiguer le courage des coalisés. Il fallait empêcher que les puits de gruyère ne s'enflammassent. La Grande Bouche ne pouvait supporter l'idée d'être privée de sa dose d'hydrofromage. Elle avance, elle avance !

Pourtant, certains puits sont en feu et le gruyère qui en jaillit, transformé en fondue, gonfle la panse de la Grande Bouche, suinte de son anus en un liquide brunâtre qui lui souille le caleçon blindé, lui dégouline le long des molletières en uranium appauvri, jusque dans ses pataugas aéroportés. Ainsi, au fur et à mesure de ses avancées, elle englue les territoires conquis.

Les médias, grands amateurs de flatulence et déjections diverses, se régalent des suintements de la Grande Bouche. Tout excités, ils frétillent de l'arrière-train, narines dilatées, salive dégoulinante, langue claquante. On annonce le matin l'extermination du Béret à moustache pour démentir le soir, car il a parlé dans les Grandes Oreilles, sans qu'on puisse savoir, pour lui aussi, si c'est du live ou de l'enregistré. Tout de même ses propos semblent d'une trop brûlante actualité pour qu'on puisse le penser ad patres.

Pendant ce temps, Saint Jipi II de la Croûte Révélée homéliait, homéliait, homéliait sans cesse. Sa voix se perdait dans les vrombissements coalisés et dans le chuintement de sa baudruche percée comme sa chaise pontificale. Il se courbait encore davantage au fur et à mesure de la fuite. Même sa Jipi mobile blindée se ratatinait au point de rendre tout voyage des plus scabreux. Ainsi, plus personne ne l'entendait.

La Grande Bouche, au mépris total de la Croûte Révélée, se proclamait Fondemmenthaliste et croyait dur comme uranium qu'un vieillard à barbe blanche avait créé le monde, il y a seulement six ou huit mille ans au plus.

Le fait que le pays le plus puissant du monde, susceptible de faire éclater la Planète d'un simple claquement de doigts, soit dirigée par une telle purée cérébrale ne semblait inquiéter personne. Rien ne l'intéressait autre qu'hydrofromages. Aussi, poursuivait-elle sa croisade sans scrupule ni remord, avec les hyper bombes capables de voyager au centre de la Terre, et les fragmentables pour, disait-elle, reboucher les trous de gruyère qu'il fallait sauvegarder à tout prix, sans le moindre souci de la mémoire, traces écrasées et pillées, d'une origine culturelle où l'écriture prit naissance. Cela devrait faire les choux maigres des humanitaires ainsi que la réparation des collatéraux pas entièrement pulvérisés.

En cela, certains se permirent de prétendre qu'au pays de la Grande Bouche vivait un peuple barbare sans passé, d'immigrés du Vieux Monde serpillière et d'exterminateurs d'autochtones.

Bref, la bataille fut gagnée. La guerre ? Moins certain. La bonne affaire : il fallait reconstruire le gruyère. Plus les destructions auraient été importantes plus la reconstruction s'avérerait juteuse. Les transmultinationales, aux mains des grands chefs fauconnants, se frottaient les stock-options.

La Chiraquie, la Teutonie furent exclues du gâteau pour indocilité, l'UPO mise au rencard et Wlad renvoyé à ses chiéchiéneries. Seul l'Empire du Milieu connut quelques grâces. Il est plus prudent de se méfier du Milieu.

Tout ce qui n'est pas avec étant contre, le but était d'éliminer ce qui relevait du Trou Essentiel et de pratiquer le plus grand mépris pour la Croûte Révélée. Il devenait urgent d'instaurer le règne du Gruyère Fondémmenthal, de la matière négociable sur toute la Boule Ronde.

La Chiraquie raffarinée, comme la Wallonie flamande, branlait dans le manche.

La Teutonie libérale risquait de virer de bord. Bref, le Vieux Monde Serpillière pédalait dans la choucroute. Seuls les tranquilles Helvètes restaient planqués dans leurs coffres-forts.

Ce nouveau monde qui traitait l'hexagone ratatiné de vieillerie dérisoire ne disposait pourtant, lui, que d'un pentagone et développait un esprit récessif, brutal et barbare qui renvoyait au triste obscurantisme des archaïques temps des guerres de religions.

Qu'allait-il advenir de la Planète entre les mains de ce géant débile ?

Y aurait-il encore un Dieu pour nous le dire ?

Avril 2003